Mon CV commenté


> 1946 – Jean-Paul Bret naît le 1er juillet à Lent (Ain)

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«Ma famille était ancrée à gauche. Nous avions l’habitude de parler politique. Mon grand-père a été maire de Lent où je suis né et mon père a été maire de Dompierre-sur-Veyle où j’ai grandi. Il y avait sinon un engagement politique, au moins un goût pour la chose publique et le sens de l’engagement collectif. Mes parents étaient instituteurs dans la plus pure tradition de l’école de la République».

> 1964 – Arrive à Villeurbanne pour poursuivre ses études

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«Quand je suis arrivé en 1964, je me suis abonné au Théâtre de la cité, l’actuel TNP. C’est un souvenir fort parce que je n’étais jamais allé au théâtre jusque-là et que l’image de Villeurbanne était liée à cela.

> 1973 – Entre au Parti socialiste

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«C’était en 1973. Deux ans après le congrès d’Epinay. Il y avait soixante adhérents à la section de Villeurbanne. Etienne Gagnaire, le maire avait été exclu de la SFIO et la section était en voie de reconstitution».

> 1977 – Est élu conseiller municipal de Villeurbanne sur la liste “Ensemble pour Villeurbanne” de Charles Hernu

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«Nous étions une jeune équipe. Jean-Jack Queyranne, Bernard Rivalta et moi-même avions chacun trente ans.  Nous avons bouleversé les habitudes de cette mairie dans laquelle les élus sortants étaient tous des hommes et avaient tous plus de cinquante ans».

Commentaire :
Il devient également conseiller communautaire. A Villeurbanne, il commence le mandat comme conseiller municipal. Un an plus tard, il prend les fonctions d’adjoint chargé de l’action socioculturelle.

Principaux travaux :
Il participera à la création de l’école de musique de Villeurbanne, à l’installation des premières œuvres d’art dans la ville comme le Totem de la place Albert Thomas, à la mise en place d’une politique en direction de la jeunesse, à la création du cinéma Le Zola.

> 1979 – Devient secrétaire de la section socialiste de Villeurbanne à l’issue du congrès de Metz

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«C’était une prise de responsabilités, un devoir, plutôt qu’un goût pour le pouvoir. Le secrétaire de section, Jean-Jack Queyranne, venait de conquérir d’autres fonctions électives. Il s’agissait simplement de le remplacer».

Commentaire : En 1997, après dix-huit ans, il abandonnera ses responsabilités de premier secrétaire de la section socialiste de Villeurbanne.

> 1983 – Est réélu au conseil municipal de Villeurbanne sur la liste de Charles Hernu

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«J’ai le souvenir d’une campagne municipale très dure où la droite usait sans vergogne du thème de la sécurité. Charles Hernu était alors ministre de la Défense. Il était déjà bien installé à Villeurbanne. L’équipe municipale sortait d’un mandat très dynamique. Mais la droite avait repris de la vigueur à l’échelon national et le scrutin municipal s’en était ressenti. Ce deuxième mandat a été le temps des réalisations qui marquent aujourd’hui encore notre ville».

Commentaire :
Il sera adjoint chargé des Affaires culturelles. Il représente à nouveau les intérêts de Villeurbanne au sein de la communauté urbaine de Lyon. Il est désigné conseiller régional par le conseil municipal.

Principaux travaux :
Il porte le projet de création de la Maison du livre, de l’image et du son qui sera inaugurée en 1988, en présence du président de la République, François Mitterrand. L’école de musique devient Ecole nationale, le Nouveau musée prend le label de “centre international d’art contemporain”.

> 1986 – Est élu conseiller régional sur la liste conduite par Jean Poperen

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«C’était l’exercice de la responsabilité politique dans une autre assemblée avec d’autres compétences. Si, à l’origine, le rôle de conseiller régional n’avait pas l’importance d’aujourd’hui, avec l’élection au suffrage universel en 1986, il prend peu à peu une réalité dans la vie quotidienne».

> 1989 – Est réélu au conseil municipal de Villeurbanne sur la liste de Charles Hernu “J’aime Villeurbanne”

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«Malgré les difficultés internes au Parti socialiste quelques mois avant les élections, notre liste est élue dès le premier tour. Mais dix mois plus tard, le 17 janvier 1990, c’est la disparition brutale de Charles Hernu dans un meeting de soutien à la cause arménienne au centre culturel de Villeurbanne. Notre équipe est orpheline de celui qui a rendu Villeurbanne à la gauche. Il laisse à chacun le goût de l’action presque “forcenée”».

Commentaire :
Jean-Paul Bret conserve sa délégation à la Culture en tant que deuxième adjoint au maire. Un an plus tard, à la mort de Charles Hernu, Gilbert Chabroux deviendra maire de Villeurbanne,  Jean-Paul Bret sera son premier adjoint.

Principaux travaux :
Il est à l’origine des Eclanovas, une grande fête populaire et gratuite, qui succède à Villeurbanne en fête, il participe au projet de rénovation du Nouveau musée, la Maison du livre accueille un espace consacré au design et à la typographie qui reçoit des expositions internationales.

> 1990 – Devient député du Rhône

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«C’était totalement inattendu pour moi. Il n’est pas très facile d’intégrer l’Assemblée nationale en cours de mandat. Cette première expérience s’est avérée formatrice et excitante».

Commentaire :
Jean-Paul Bret devient député à la mort de Charles Hernu dont il était le suppléant. Il entre à la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales. Il est membre du groupe d’amitié France Arménie et du groupe d’amitié France Israël. Il sera battu lors des législatives de 1993 (suppléant : Gilbert-Luc Devinaz – PS).

Principaux travaux :
Il est rapporteur du projet de loi sur la validation des acquis professionnels. Il prend position contre le révisionnisme à l’université Lyon III et interroge le gouvernement. Il accompagne la création du statut des assistantes maternelles. Il s’intéresse à la création d’un dispositif d’aide aux personnes âgées dépendantes. A Villeurbanne, il met en place une permanence téléphonique hebdomadaire au cours de laquelle les citoyens peuvent l’appeler et discuter avec lui en direct.

> 1995 – Est réélu au conseil municipal de Villeurbanne sur la liste “Rassembler pour Villeurbanne“ de Gilbert Chabroux

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«C’était une période un peu particulière. Nous avions eu à gérer tant bien que mal l’après Charles Hernu et nous avions eu de la peine à trouver nos marques les uns par rapport aux autres. Cette période allait donner les moyens à Gilbert Chabroux de réaliser son projet. Il est évident que nous n’avions pas la même méthode ni la même manière de considérer la vie politique. Mais, jusqu’à la fin du mandat, nous avons travaillé ensemble sereinement».

Commentaire :
Il est premier adjoint chargé de l’Education et de la Petite Enfance. Il conserve ses fonctions de conseiller communautaire. Raymond Barre est élu maire de Lyon et président de la communauté urbaine de Lyon. Il ouvre l’exécutif  aux socialistes. Jean-Paul Bret prend ouvertement position contre cette décision.

Principaux travaux :
Jean-Paul Bret met en place le plan Patrimoine qui vise à rénover les établissements scolaires. Il organise le contrat éducatif local. Il crée un fonds pour soutenir les projets des collégiens et des lycéens. Il lance la construction de l’école maternelle Antonin Perrin en concertation avec les enseignants et les parents d’élèves.

> 1997 – Est élu député du Rhône

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«Le mandat de député nous amène à réfléchir sur des sujets auxquels nous n’aurions pas forcément été confrontés avec un mandat local. Notre législation est riche et nécessite, plus que des modifications régulières, d’être appliquée. Au-delà du travail parlementaire à proprement parler, la fonction de député est une ouverture sur le monde, sur d’autres groupes nationaux. En France, nous n’avons pas connu de conflit sur notre sol depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais sur notre territoire, nous rencontrons des personnes qui vivent en situation d’exil. C’est le cas des Kurdes, des Afghans, des Albanais du Kosovo et d’autres réfugiés. Ils ont fui leur pays pour des raisons qui sont chaque fois différentes mais qui comportent toujours une question centrale, celle de la liberté. Pour nous, Français c’est une question que nous ne nous posons plus tant elle est évidente. La paix et la liberté, n’est-ce pas la raison essentielle de l’engagement politique ?»

Commentaire :
Jean-Paul Bret entre à la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale. Il devient président du groupe d’amitié parlementaire France Arménie.

Principaux travaux :
Il est rapporteur du projet de loi sur les droits de l’enfant en France (1998) et propose la création d’un défenseur des enfants (médiateur national) et la suppression de l’accouchement sous X afin d’offrir à chacun la possibilité de connaître ses origines. En tant que président du groupe d’amitié France Arménie, il conduit une délégation de députés à Erevan (2000). Il fait partie des quelques députés frondeurs qui porteront la reconnaissance du génocide arménien (1998 et 2000).

> 2001 – Est élu maire de Villeurbanne après avoir conduit la liste “Ensemble pour Villeurbanne naturellement” et annonce qu’il ne se représentera pas aux élections législatives de 2002

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
«Etre maire d’une ville comme Villeurbanne demande de la présence et de la disponibilité. Je ne crois pas qu’on puisse exercer pleinement cette responsabilité avec un autre mandat électif national».

Commentaire :
En mars 2001, Jean-Paul Bret est 3e vice-président du Grand Lyon chargé de l’intégration des nouvelles compétences dans la communauté urbaine. En 2004, il devient Premier vice-président du Grand Lyon chargé des relations institutionnelles et délégué des coprésidents de la Région Urbaine de Lyon (RUL).

Principaux travaux :
Ce mandat est celui des grands projets : rénovation de la place Lazare Goujon, de la place Wilson, de la résidence Jacques-Monod et de l’îlot de la Poudrette, création du complexe sportif des Brosses et de la Maison des aînés, élaboration d’une charte des espaces extérieurs, création d’un Centre mémoires et société, inauguration du tramway Lea, lancement de la ZAC des Maisons-Neuves, du projet Gratte-ciel centre ville, du terrain des Sœurs et du Carré de soie, lancement des travaux de rénovation du TNP et de l’Ecole nationale de musique.

> 2008 – Est réélu maire de Villeurbanne après avoir conduit la liste « Villeurbanne, respirons l’avenir »

Ce qu’il en dit aujourd’hui :
« Un deuxième mandat municipal permet d’inscrire son action dans la durée, et de faire coïncider le temps politique et le temps des grands projets. Depuis 2008, nous consolidons les orientations prises lors de notre premier mandat, c’est important pour l’avenir de Villeurbanne. »

Commentaire :
Depuis mars 2008, Jean-Paul Bret est Premier vice-président du Grand Lyon chargé de la stratégie globale de développement.

Principaux travaux :
Le premier mandat avait permis d’initier une démarche de développement durable (suppression des produits phytosanitaires, création de parcs et jardins naturels, développement des modes doux, construction de bâtiments HQE…). A partir de 2008, cette démarche devient une stratégie territoriale qui sert de fil conducteur à toute l’action municipale : poursuite des projets favorisant la biodiversité avec le Plan «nature en ville » (construction du plus haut mur végétal autoportant de France, aménagement de corridors biologiques, accueil des abeilles en ville…), développement des modes doux avec notamment le réaménagement du cours Emile-Zola, ou encore poursuite des constructions HQE (cuisine centrale, écoles Léon-Jouhaux, Jules-ferry et Château-Gaillard) et signature d’un plan Climat. C’est aussi le mandat de la consolidation des liens avec l’Asvel : mobilisation autour du maintien de l’Asvel à Villeurbanne et lancement du projet de grande salle multifonctions.

> 2014 –  Est élu pour un troisième mandat de maire à la tête de la liste « L’audace ensemble »

Ce qu’il en dit aujourd’hui : «La métropole sera une réalité dans quelques mois. C’est l’un des enjeux majeurs de ce nouveau mandat. En tant maire de la deuxième ville du Grand Lyon, je souhaite qu’elle représente un progrès pour le quotidien des habitants et le développement de l’agglomération. J’entends qu’elle fasse émerger les politiques exemplaires des communes, non qu’elle les nivelle ou les étouffe. »

Commentaire : Depuis avril 2014, Jean-Paul Bret est troisième vice-président du Grand Lyon, chargé des universités et président du groupe « La métropole autrement ».

Principaux travaux : 20e ville de France et 2e de l’agglomération, Villeurbanne devient  le nouveau centre d’une métropole qui se développe à l’Est. Son dynamisme démographique la conduit à s’engager dans de grands projets urbains comme le doublement de son centre ville,  l’aménagement du Terrain des sœurs aux Buers, l’achèvement de la Zac des Maisons-Neuves, la transformation du cours Emile-Zola, le développement du Carré de Soie. De nouveaux équipements et services publics viendront répondre aux besoins des 145 000 habitants.

Reconnue comme une ville socialement innovante, Villeurbanne se positionne comme un territoire d’expérimentation pour de nouvelles actions de prévention, de solidarité et de démocratie participative.