De ma jeunesse à aujourd’hui


> Aujourd’hui : un maire à plein temps

“Je serai maire à plein temps et maire exclusivement”. Comme il l’avait annoncé pendant la campagne des élections municipales de 2001, Jean-Paul Bret, alors député du Rhône, a choisi de ne pas se représenter aux élections législatives de 2002. Sa décision a contribué à faire élire deux femmes socialistes à l’Assemblée nationale : Nathalie Gautier en 2002 puis Pascale Crozon en 2007. Le non cumul des mandats est en effet le meilleur allié de la parité en politique. Huit ans plus tard, Jean-Paul Bret revendique plus que jamais son choix d’être maire à plein temps, ce qui lui permet d’assurer une présence quotidienne sur le terrain et une grande proximité avec les habitants. « C’est au prix d’un travail assidu et méticuleux que naissent des projets locaux de qualité, susceptibles d’être reconnus, y compris nationalement. Un dossier bien conçu n’a nul besoin d’être porté par un élu cumulard pour être défendu à Paris ! » Pour Jean-Paul Bret, le non cumul des mandats est la seule façon de prendre au sérieux la confiance des électeurs.

Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne

> 2000 – 1990 : la maturité politique

En 1990, Jean-Paul Bret devient député du Rhône après le décès de Charles Hernu dont il était le suppléant. Il devient également premier adjoint de Gilbert Chabroux, le nouveau maire de Villeurbanne. Il démissionne de son mandat de conseiller régional. En 1993, Jean-Paul Bret est battu aux élections législatives après une campagne tendue marquée par les dissensions au sein du Parti socialiste de Villeurbanne. Début 1997, il abandonne ses responsabilités à la section socialiste de Villeurbanne où Lilian Zanchi lui succède. Après la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac, il se présente aux élections législatives : il est toujours le premier adjoint de Gilbert Chabroux, réélu maire de Villeurbanne en 1995. Tous les socialistes sont derrière lui. Il est élu député. Rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les droits de l’enfant, il proposera plusieurs mesures dont la création d’un défenseur des enfants (médiateur national) et la suppression de l’accouchement sous X facilitant ainsi l’accès à la connaissance des origines. Il fera partie des quelques députés qui, contre vents et marées, porteront le dossier de la reconnaissance du génocide de 1915. Il sera désigné premier des socialistes pour conduire la campagne municipale de 2001.

> 1980 – 1990 : la découverte des responsabilités

Les jeunes élus s’installent dans leurs fonctions. En 1981, François Mitterrand devient président de la République et Charles Hernu, son ministre de la Défense. Après une campagne particulièrement agressive, la liste conduite par Charles Hernu l’emporte aux élections de 1983. Débute alors un deuxième mandat. Jean-Paul Bret est adjoint chargé des Affaires culturelles : il mène le projet de création de la maison du livre, de l’image et du son. Il devient conseiller régional. En 1989, après une campagne municipale vive, “malgré les difficultés internes au Parti socialiste”, la liste “J’aime Villeurbanne” conduite par Charles Hernu est élue au premier tour et crée la surprise. Jean-Paul Bret lance les Eclanovas, une grande fête populaire et gratuite qui succède à Villeurbanne en fête, et dont la première édition a lieu dès 1989 et s’ouvre sur des tirs de canon. De son côté, Charles Hernu avec Michel Noir, fraîchement élu maire de Lyon, décide de reconquérir les berges du Rhône et imagine un développement de Villeurbanne dans la poursuite de la Cité internationale à Lyon.

> 1970 – 1980 : le temps des engagements

C’est le temps de l’engagement politique. En 1973, deux ans après le congrès d’Epinay, Jean-Paul Bret entre à la section socialiste de Villeurbanne. “Le maire, Etienne Gagnaire, avait été exclu de la SFIO et la section était en voie de reconstitution”, explique-t-il. Il rencontre Jean-Jack Queyranne, Bernard Rivalta, Pascale Crozon. Ils constitueront la jeune garde de Charles Hernu. En 1977, la liste “Ensemble pour Villeurbanne” conduite par Charles Hernu gagne les élections municipales. Parmi les conseillers municipaux, beaucoup ont la trentaine. Un an plus tard, il devient adjoint chargé des Affaires socioculturelles. Il participera à la création de l’école de musique, du Totem de la place Albert Thomas, du Zola. Il mettra en œuvre une politique en direction de la jeunesse. En 1979, à l’issue du congrès de Metz, il devient secrétaire de la section socialiste de Villeurbanne, succédant ainsi à Jean-Jack Queyranne.

> 1946 – 1970 : une éducation républicaine

Jean-Paul Bret grandit dans un petit village de l’Ain. Ses parents sont instituteurs “dans la plus pure tradition de l’école de la République”. Ils habitent l’école du village. Son grand-père a été maire de Lent. Son père sera maire de Dompierre-sur-Veyle. En sixième, il entre au lycée Lalande de Bourg-en-Bresse où il sera pensionnaire jusqu’en terminale. En 1964, il arrive à Villeurbanne pour poursuivre ses études sur le campus de la Doua. Il se spécialise en biologie végétale : il deviendra maître assistant dans cette discipline. Il découvre la vie en ville et pense qu’il pourra difficilement s’y faire ! Il découvre le théâtre et la vie culturelle. Il prend peu à peu ses marques. Jusqu’à trente ans, il fera l’aller-retour une fois par semaine à Dompierre-sur-Veyle pour jouer au football.